La seule montre musicale à double mélodie au monde
AVRIL 2026 · GENÈVE, SUISSE
Jacob & Co. The Godfather II. Or rose 18 carats, 42 × 44 mm. Édition limitée à 74 pièces. 440 000 USD.
Certaines suites déçoivent. Le Parrain, 2e partie n’en fait pas partie. Le chef-d’œuvre de Francis Ford Coppola de 1974 est largement considéré comme l’un des plus grands films jamais réalisés — un cas rare où la suite élargit l’univers de l’original, l’approfondit et, à bien des égards, le surpasse. Jacob Arabo, fondateur et président de Jacob & Co., partage fermement cette opinion. Le Parrain, 2e partie est son film préféré. Et aujourd’hui, dévoilée à Watches & Wonders Geneva 2026, il a sa montre.
The Godfather II n’est ni une réédition ni une variation. C’est une véritable suite de l’Opera Godfather — et, comme le film auquel elle fait référence, elle accomplit ce que son prédécesseur ne pouvait pas faire. Il s’agit, au sens technique le plus strict, d’une première mondiale : la seule montre musicale à double mélodie qui existe. Un seul mouvement. Deux compositions complètes. Aucune électronique. De la pure horlogerie mécanique, dans ce qu’elle a de plus théâtral et de plus rigoureux.
« Quand je suis arrivé pour la première fois aux États-Unis depuis l’Ouzbékistan en 1979, j’avais 14 ans, je ne parlais pas la langue et ma famille n’avait pas un sou. Le Parrain a été le premier film que j’ai vu au cinéma. » — Jacob Arabo
Je crois en l’Amérique
Jacob Arabo est arrivé aux États-Unis en 1979 à l’âge de 14 ans, sans parler un mot d’anglais, sans rien en poche. Il s’est mis au travail. Deux ans plus tard, il pouvait s’offrir un billet de cinéma. Le Parrain ressortait en salle. Ce fut le premier film qu’il vit au cinéma.
La réplique d’ouverture — « Je crois en l’Amérique » — résonnait différemment pour un jeune immigrant qui avait tout misé précisément sur cette conviction. Elle est devenue, selon ses propres mots, le cœur émotionnel de tout ce que Jacob & Co. a construit autour du nom Godfather. Chaque montre de la série raconte deux histoires simultanément : celle de la famille Corleone et celle du propre parcours de Jacob Arabo. The Godfather II, plus peut-être que toute pièce précédente, mérite ce parallèle.

Cadran en laque noire orné d’un portrait appliqué à la main de Marlon Brando en Don Corleone.
Une première mondiale dans la musique mécanique
Les montres-bracelets dotées de mécanismes de boîte à musique sont déjà extraordinairement rares. Les exigences techniques sont immenses : le mécanisme doit être assez compact pour tenir dans un boîtier portable, assez robuste pour supporter un usage quotidien et assez précis pour produire une mélodie reconnaissable. La plupart des maisons qui s’y sont essayées l’ont fait avec un seul air. Jacob & Co. en a placé deux sur le même barillet.
Le calibre JCAM62 — développé en partenariat avec le spécialiste du mouvement Concepto — abrite une boîte à musique miniature construite autour de deux composants essentiels : un peigne en acier accordé avec précision et un cylindre en laiton hérissé de picots. Les 18 dents du peigne produisent chacune une note différente selon leur longueur. Lorsque le cylindre tourne, ses picots actionnent les dents en séquence, produisant la mélodie. C’est le même principe que celui des boîtes à musique à cylindre inventées par les horlogers suisses au XVIIIe siècle. Ce que Jacob & Co. a fait et que personne n’avait fait auparavant, c’est programmer deux compositions complètes sur un seul barillet.

Le calibre JCAM62 : 510 composants, peigne en acier, cylindre en laiton hérissé de picots, tourbillon volant.
Le mécanisme qui rend cela possible est le sélecteur de mélodie — un poussoir placé à 10 heures. En l’actionnant, on déclenche un déplacement latéral de moins d’un millimètre de la position du cylindre par rapport au peigne. Cette fraction de millimètre modifie quels picots actionnent quelles dents, et la montre se met à jouer une composition entièrement différente. « The Godfather Love Theme » — la mélodie la plus reconnaissable de la saga, entendue dans la scène d’ouverture du premier film — et « The Godfather’s Waltz » — jouée pour la première fois lors de la scène du mariage — sont toutes deux là, à la demande, dans une montre que vous portez au poignet.
Un déplacement latéral de moins d’un millimètre. Deux compositions complètes. Le genre de précision qui donne à l’horlogerie mécanique tout son intérêt.
Outre la boîte à musique, le JCAM62 intègre un tourbillon volant d’une minute — une complication qui, chez Jacob & Co., relève presque de l’attendu. Le mouvement comprend au total 510 composants, sans compter les picots du cylindre, et bat à 21 600 alternances par heure. Deux barillets indépendants sont présents : l’un dédié à la fonction chronométrique avec une réserve de marche de 72 heures, et l’autre pour la boîte à musique, qui fournit assez d’énergie pour 8 à 10 écoutes complètes à remontage plein. Deux indicateurs de réserve de marche distincts sur le cadran permettent au porteur de suivre les deux indépendamment.


Deux réserves de marche : 72 heures pour la marche du temps, 8 à 10 activations pour la boîte à musique.
L’Art déco et la famille Corleone
L’Opera Godfather d’origine était une déclaration de maximalisme : un boîtier rond de 49 mm, un mouvement rotatif, un tourbillon volant à triple axe, un piano à queue miniature en or laqué abritant les cylindres musicaux. Il s’imposait au regard avant même qu’on puisse s’en détourner. The Godfather II adopte une approche différente — une approche qui, à la réflexion, prend tout son sens.
Le Parrain, 2e partie se déroule en partie dans les années 1920, retraçant l’ascension du jeune Vito Corleone à New York. L’esthétique emblématique de l’époque était l’Art déco — précision géométrique, proportion architecturale, sobriété décorative au service de l’impact visuel. Le nouveau boîtier de 42 × 44 mm est rectangulaire et galbé, ses proportions puisées directement dans cette tradition. Il épouse le poignet de plus près que l’Opera Godfather, plus raffiné dans sa silhouette, plus réfléchi dans sa présence. Il reste incontestablement Jacob & Co. — ce n’est pas du minimalisme — mais c’est un objet plus portable et plus intentionnel.


Boîtier rectangulaire galbé de 42 × 44 mm en or rose 18 carats. Proportions Art déco.
Le cadran est en laque noire, profonde et absorbante, sur laquelle un portrait appliqué à la main de Marlon Brando en Don Corleone domine la moitié inférieure. Le logotype Godfather est apposé à 12 heures. Des aiguilles de style dauphine — galbées, facettées, avec une finition or rose — indiquent l’heure avec la clarté qu’exige la théâtralité du cadran. La couronne est taillée de rainures en spirale évoquant un canon de pistolet. Chaque détail a été pensé à travers le prisme du film.
C’est au dos du boîtier que la montre révèle son âme. Une glace saphir en forme de piano s’ouvre directement sur le peigne de la boîte à musique — on peut observer le mécanisme en action pendant que la mélodie se joue. Tout autour, une platine est gravée de la partition musicale exacte de « The Godfather Love Theme », note pour note. Ailleurs sur le fond : des impacts de balles, gravés dans l’or rose. Un détail qui divisera les opinions. C’est, présumément, tout l’objectif.

Fond du boîtier : partition musicale gravée, ouverture en saphir en forme de piano, motifs d’impacts de balles.
La montre se porte sur un bracelet en cuir d’alligator noir doté d’un fermoir déployant de sécurité en or rose 18 carats. Il n’y a pas un seul élément de cette montre qui n’ait pas été pensé. Que ses références soient à votre goût ou non est une autre question. Le savoir-faire qui les sous-tend, lui, ne fait aucun doute.
74 pièces. Un numéro. Une année.
The Godfather II est une édition strictement limitée à 74 pièces. Le nombre n’est pas arbitraire. Le Parrain, 2e partie est sorti en 1974. Chaque détail de cette montre a été pensé avec ce niveau de précision — la taille de l’édition, tout comme les proportions du boîtier et le fond aux impacts de balles, est un acte narratif délibéré.
Chacune des 74 pièces est accompagnée d’un certificat d’authenticité et d’une documentation complète. La montre est produite dans le cadre d’un accord de licence avec Paramount Pictures, conférant à la collaboration tous les droits sur le nom, les images et la musique du film. À 440 000 USD, ce n’est pas une proposition d’entrée de gamme. C’est un objet de collectionneur pour quelqu’un qui comprend exactement ce qu’il acquiert : une première mondiale, une prouesse mécanique et une déclaration profondément personnelle de l’une des voix les plus singulières de l’horlogerie contemporaine.
74 pièces. Une première mondiale. Et une montre qui joue The Godfather’s Waltz à votre poignet.
Spécifications complètes :
Référence : OP200.40.AA.AB.ABALA
Boîtier : or rose 18 carats, 42 × 44 mm, profil rectangulaire galbé Art déco
Cadran : laque noire, portrait de Don Corleone, logotype Godfather à 12 heures
Aiguilles : style dauphine, galbées, facettées, finition or rose
Calibre : JCAM62, remontage manuel, développé avec Concepto
Dimensions : 36 × 37 × 11 mm
Fréquence : 21 600 alt/h
Composants : 510 pièces (hors picots du cylindre)
Complications : tourbillon volant (1 min) ; boîte à musique intégrée à double mélodie ; deux réserves de marche
Réserve de marche (temps) : 72 heures
Réserve de la boîte à musique : 8 à 10 activations complètes
Mélodies : « The Godfather Love Theme » & « The Godfather’s Waltz » — Nino Rota
Sélecteur de mélodie : poussoir à 10 heures
Boîte à musique : peigne en acier à 18 dents ; cylindre en laiton hérissé de picots ; barillet unique
Fond du boîtier : glace saphir en forme de piano ; partition musicale gravée ; motifs d’impacts de balles
Bracelet : cuir d’alligator noir, fermoir déployant de sécurité en or rose 18 carats
Étanchéité : 30 mètres
Édition : limitée à 74 pièces
Prix : 440 000 USD

The Godfather II. Parce que parfois, on a juste envie de The Godfather’s Waltz.
